La pensée messianique du jour
Le Pain de Vie
L’Eternel, le Seul Vrai Dieu, est mon Berger
Dimanche 10 janvier 2010
« L’Eternel est mon Berger » le Psaume 23 est l’un des plus connus de toute la bible. Si quelqu’un n’a que peu de mémoire pour mémoriser les versets de la Bible, ce psaume reste quand même celui qui est mémorisé par le plus grand nombre de croyants juifs et non juifs.
« 1 Cantique de David. L’Eternel est mon berger: je ne manquerai de rien.
2 Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles.
3 Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de son nom.
4 Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi: ta houlette et ton bâton me rassurent.
5 Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires; tu oins d’huile ma tête, et ma coupe déborde.
6 Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie, et j’habiterai dans la maison de l’Eternel jusqu’à la fin de mes jours ». (Psaume 23 :1-6)
Ce psaume montre un amour incroyable : celui du Seigneur pour ses brebis. Et nous sommes ses brebis, les brebis qu’Il mène vers des verts pâturages. Si l’une d’entre ses brebis s’éloigne sans la protection du Bon Berger, sa perdition est assurée car le loup rode autour du troupeau cherchant qui il dévorera. Ce psaume montre aussi l’importance du troupeau où toutes les brebis suivent le Bon Berger. Beaucoup de croyants ne réalisent pas les conséquences du fait de quitter un troupeau, si mauvais soit-il car le loup n’attaque jamais un troupeau où sont serrées les unes contres les autres toutes les brebis. Les brebis sentent toujours mauvais. Elles représentent chaque croyant, des pécheurs graciés qui sont bons, mauvais, petits, grands, agréables, doux, méchants, honnêtes, hypocrites, sanctifiés ou manquant de consécration. C’est ça le troupeau. Un troupeau de brebis saintes n’existe pas. C’est le psaume détaillé en 6 versets, 6 le chiffre des hommes pécheurs justifiés par grâce et l’on sait que seul le Bon Berger est Saint. Si le Bon Berger a choisi des brebis comme propriété, c’est à cause du caractère docile et soumis des brebis et des agneaux.
Dans un musée des religions, un guide athée fit un jour une remarque aux visiteurs présents "Remarquez ici chers visiteurs, toutes les représentations des différentes religions du monde : on voit Bouddha en pleine méditation, en train de s'introspecter sur lui-même, Krishna une divinité indoue réclamant des présents pour lui-même, Allah réclamant du sang et des guerres et le meurtre des infidèles pour lui-même. Puis, plus loin, le guide poursuivit en montrant du doigt un tableau représentant un berger lacéré, blessé sur toute la surface de son corps, en train de ramener une brebis qui était égarée et qui était tombée dan sun fossé rempli de ronces et d'épines. Voilà dit le guide, parmi toutes les religions, la seule qui représente un Dieu qui ne pense pas à lui-même mais qui pense à sa brebis blessée et égarée"!!
Un psaume est un cantique Mizmor מזמור (n m) une mélodie, un chant. Ce mot vient de la racine primaire zamar זמר où l’idée est de « frapper avec les doigts », « célébrer des louanges », « frapper sur des instruments », faire retentir, chanter ou parler en paroles coupées, comptées et mesurées), chanter des louanges, faire de la musique, jouer d’un instrument de musique, jouer. "De David. Béni soit l’Eternel, mon rocher, Qui exerce mes mains au combat, mes doigts à la bataille" (Psaumes 144:1). "Exercer ses mains au combat" signifie : Exercer l'autorité contre les puissances, recevoir instruction, apprendre la Parole de Dieu et exercer ses doigts à la bataille implique de combattre en saisissant en détail les promesses de Dieu dans la prière. La bataille "Milhamah" donne le sens de guerre, bataille, combat, expédition, victoire, guerrier, soldat, assaillant, ennemi, combattant, militaire, armes, combattre, assiéger, attaquer. C'est cela que produit entre autres le chant de louange de l'enfant de Dieu. Le combat implique de posséder des armes (Ephésiens 6), d'assiéger l'ennemi, de l'attaquer de front comme un guerrier fidèle. Gloire à Dieu !
Une deuxième signification donnée par l’hébreu est celle de « tailler », « élaguer », et dans la forme Niphal : « être taillé » et l’on sait d’ailleurs que le sens de la première lettre de zamar זמר est zaiyn : la hache.
Si nous sommes assimilés à des brebis devant être guidés par le bâton et la houlette du Seigneur, nous devons aussi être « taillés » pour porter encore plus de fruits.
Le cantique indique dans sa forme grammaticale le sens de frapper un instrument de musique comme le fait le Berger avec son bâton pour guider la brebis là où Il veut. La lettre racine trilittère hache du mot « zayin » est adoucie par une lettre « Mem » מ le mot cantique commence donc non avec le Zayin ז brutal mais avec le mem מ des eaux de la Vie du Seigneur Yeshoua Hamashiah qui a dit « Venez à moi vous qui avez soif »
Cette lettre est très riche et selon Albert Soued, « cette septième lettre de l'alphabet, la lettre Zayin se prononce entre les dents ». (LES SYMBOLES DANS LA BIBLE - LE SENS CACHÉ DES LETTRES HÉBRAÏQUES http://soued.chez.com/lettres%207.htm). Albert Soued poursuit « Constituée de deux lignes parallèles, son dessin d'origine a évolué en intégrant un lien entre ces deux lignes qui ne se rejoignaient pas. Zayin est dérivé du signe vav, le crochet de la couronne se prolongeant vers le bas, à droite. Ce signe ressemble à un sceptre, une épée, une décoration ou une boucle d'oreille. Les différents sens du mot « zayin » sont liés à l'armure et à la parure qui donnent comme dérivés l'épée, le couteau, l'outil, l'apparat, mais aussi le fard, le sexe et la prostitution. Zayin est le secret de l'union du couple zoug (zayin-waw-ghimel), celui de l'accomplissement de la sexualité, dans toute sa plénitude. Dans le récit de la Genèse apparaît au verset 11 du premier chapitre le mot « zéraa », la semence, zayin-resh-a'yin: cette semence végétale nourrit l'homme. Mais la semence de l'homme peut soit concourir au projet divin d'union ou le mener vers l'autre côté, le domaine non divin, celui des puissances démoniaques. Associée à la lettre Hé, Zayin donne le mot « ceci », comme si on désignait du doigt la chose. De même, la splendeur est le « zohar », zayin-hé-resh, ou « ceci est la tête, la montagne »: Zayin montre du doigt la lumière splendide de l'aurore qui perce l'obscurité de la nuit.
« Zman », zayin-mém-noun, est le temps, ou « ceci est la manne » ou « ceci est la question », l'interrogation: Zayin montre du doigt la création du temps par le questionnement. La valeur du signe Zayin est sept. Sept est la dernière phase de la création, celle de la création du temps, à travers le shabbat. Quand les eaux se sont séparées, le firmament est apparu progressivement, selon sept niveaux.
David quant à lui, signifie « bien aimé », est le plus jeune fils d’Isaï et le second roi d’Israël : s’écrit soit avec les 3 lettres דוד Dalet « porte » – Vav « Clou » - Dalet « porte » ou דויד Dalet « porte » – Vav « Clou » - Yod « Main » - Dalet « porte ». Le mot David vient d'une racine de deux doubles "dalet" (doubles portes) דד enserrant le clou de la crucifixion.
Cette racine hébraïque a aussi un sens curieux de bouillir (on pourrait penser à la marmite où a été cuit dans l'épreuve le Messie), bien-aimé, oncle, amour, parent, amant, frère du père, cousin, celui qui est aimé, l’amour, les amours, plaisir.
Berger roéh - raah רעה est une racine primaire de « faire paître, nourrir, conduire, diriger, berger, bergère, être lié, dépouiller, pâture, pâturage, se plaire, rassemblé, se repaître, briser, pasteur, chef, gouverner, soigner, nourrir la forme active simple utilisée (Qal) indique le fait de soigner, de donner
la pâture, d’être berger, de gouverner, d’enseigner, de diriger le peuple comme un troupeau (fig), bouvier (personne surveillant les troupeaux), nourrir, paître Israël comme troupeau (fig), « s’associer avec » « être un ami de », (Piel) être un ami en particulier. Il faut remarquer que les chiens de garde (voir illustration) et les brebis sont tous de même hauteur devant le berger.
Non seulement ce Berger veut guider son troupeau de manière énergique avec l’autorité d’un homme qui ne veut en perdre aucune de ces brebis rebelles qui sont prêtes à filer, Il veut aussi s’associer avec nous, Il veut être notre ami en particulier !
Lorsque nous déclarons ne manquer de rien, le mot haser חסר qui est une racine primaire de diminuer, manquer, besoins, inférieur, priver, faire défaut, enlever, être sans, être privé, la forme biblique hiphil ne précise pas si le besoin n’est pas causé par nous-mêmes « être la cause d’un manque » !!
Nous nous mettons nous-même dans des situations comme cette petite brebis rebelle qui cause un problème pour elle-même, un manque, une privation, un défaut, quelque chose qui nous est enlevé et dont nous en sommes privés.
Et le Bon Berger, lorsqu'il va à notre rencontre, ne revient jamais sans séquelles : son sang a coulé, il a été blessé pour nos iniquités, le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur LUI, et ses par ses meurtrissures que nous sommes guéris" (Esaïe 53)
AMEN !
Beth Yeshoua
Jacques Sobieski
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